Ce mémoire de recherche examine la stratification sociale de l'identification européenne et explore comment l'éducation, la maîtrise de l'anglais, le plurilinguisme et les expériences transnationales influent sur les opportunités d'intégration socio-économique des individus ainsi que sur leur niveau d'identification européenne. Le programme Erasmus, en ciblant principalement les jeunes hautement qualifiés qui ont déjà un certain niveau d'identification européenne, illustre ce paradoxe et risque involontairement d'exacerber la division entre les gagnants et les perdants de l'intégration européenne. Du point de vue théorique, nous abordons ce phénomène en combinant les théories poststructuralistes et constructivistes avec certains concepts du nouveau matérialisme. Sur le plan empirique, nous utilisons des méthodes de recherche mixtes, reposant sur un schéma explicatif séquentiel, pour analyser le cas italien. L'intégration des résultats statistiques de l'enquête avec les observations de l'analyse comparative des entretiens de groupe met en lumière un cadre complexe d'interrelations entre les variables, soulignant ainsi leur lien à la fois avec la reproduction de l'inégalité sociale et avec l'identification européenne. Les conclusions de la recherche suggèrent la nécessité d'une collaboration stratégique entre les États membres et les institutions locales pour un projet de coopération transnationale, notamment en impliquant la jeunesse défavorisée, afin de réduire le risque d'exclusion sociale et d'améliorer la cohésion socioculturelle des sociétés européennes.
Le Paradoxe Erasmus : La stratification sociale de l’identification européenne. Pistes pour un projet de coopération transgouvernemental
OROLOGIAIO, ANTONELLA
2023/2024
Abstract
Ce mémoire de recherche examine la stratification sociale de l'identification européenne et explore comment l'éducation, la maîtrise de l'anglais, le plurilinguisme et les expériences transnationales influent sur les opportunités d'intégration socio-économique des individus ainsi que sur leur niveau d'identification européenne. Le programme Erasmus, en ciblant principalement les jeunes hautement qualifiés qui ont déjà un certain niveau d'identification européenne, illustre ce paradoxe et risque involontairement d'exacerber la division entre les gagnants et les perdants de l'intégration européenne. Du point de vue théorique, nous abordons ce phénomène en combinant les théories poststructuralistes et constructivistes avec certains concepts du nouveau matérialisme. Sur le plan empirique, nous utilisons des méthodes de recherche mixtes, reposant sur un schéma explicatif séquentiel, pour analyser le cas italien. L'intégration des résultats statistiques de l'enquête avec les observations de l'analyse comparative des entretiens de groupe met en lumière un cadre complexe d'interrelations entre les variables, soulignant ainsi leur lien à la fois avec la reproduction de l'inégalité sociale et avec l'identification européenne. Les conclusions de la recherche suggèrent la nécessité d'une collaboration stratégique entre les États membres et les institutions locales pour un projet de coopération transnationale, notamment en impliquant la jeunesse défavorisée, afin de réduire le risque d'exclusion sociale et d'améliorer la cohésion socioculturelle des sociétés européennes.File | Dimensione | Formato | |
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https://hdl.handle.net/20.500.14239/26348